L’article du mois

À moins d’habiter sur Saturne ou Jupiter, les bienfaits physiques du karaté sont connus de tous et incontestables : non seulement les pratiquants développent force, souplesse et coordination, mais ils améliorent également leur posture, leur équilibre et leur condition physique (cardiovasculaire notamment).

Mais le karaté, c’est bien plus que des bienfaits physiques : c’est un art martial qui exige concentration, attention et maîtrise de soi. En progressant, les karatékas apprennent à maîtriser aussi bien leur corps que leur esprit. On parle alors de discipline mentale, cette « capacité à maîtriser nos pensées, nos émotions et nos comportements afin d’atteindre nos objectifs » (Erica Walsh, coach en santé holistique). En renforçant notre discipline mentale, nous améliorons notre persévérance, nous limitons les distractions et les tentations, nous surmontons les obstacles qui pourraient entraver notre réussite. 

C’est cette même discipline mentale qui nous aide à nous situer au-dessus des nombreuses autres personnes qui sont facilement affectées par les circonstances extérieures, c’est elle qui nous permet d’être performant même sous pression.

Chez les enfants, l’entraînement de karaté et le respect des règles qu’implique la pratique de cet art martial a des répercussions dans la vie quotidienne : canalisation de l’énergie, gestion de la colère, apprentissage de la patience, développement émotionnel. Les retombées sont également scolaires : en effet il est fréquent de remarquer des changements positivement significatifs sur les capacités d’apprentissage des enfants et de fait, sur leurs résultats scolaires.  

Comment inculque t-on cette discipline à l’entraînement ?

Cela commence par la tenue : au karaté, tout kimono froissé, tout noeud de ceinture en chou-fleur ou tout nombril à l’air vous vaudra au moins des remarques, au pire des remontrances !

Ensuite, il y a les règles de vie en groupe : être ponctuel, poli et propre, éviter les bavardages, écouter le sensei, respecter ses camarades, attendre son tour… basique !

Enfin, il faut évoquer les règles propres à la pratique du karaté :

  • on applique les consignes
  • on salue 
  • on perfectionne ses gestes techniques
  • on évite les comportements dangereux
  • on maîtrise ses coups
  • on essaie d’être le meilleur partenaire possible !

Tout cela peut paraître un peu… psycho-rigide, mais le karaté est un art millénaire qui résulte d’une longue tradition martiale ; un art et une tradition qui ont démontré depuis longtemps que la technique n’est rien sans l’esprit : chaque mouvement, chaque enchaînement de combat, chaque kata demande maîtrise, rigueur et respect des règles. Comme ailleurs, tout est question d’équilibre : la force seule ne suffit pas, et sans contrôle elle perd son sens !

Cela pourrait ressembler à un précepte de Gichin Funakoshi (1868-1957) fondateur du karaté moderne :  la véritable puissance réside dans l’harmonie entre discipline, maîtrise et engagement personnel. Oss !

Geneviève POMMIER/décembre 2025/https://dojoyasuke.com 

D’après l’OMS, la sédentarité représente le 4ème facteur de risque de décès: elle est à l’origine de 30 % des cardiopathies ischémiques, 27 % des cas de diabète et 21 à 25 % des cas de cancer du sein et du côlon. À cela s’ajoute l’augmentation des risques d’accidents cardiovasculaires, l’obésité, etc. Il s’agit donc d’un véritable problème de santé publique contre lequel le Karaté santé peut apporter une solution ludique et médicale.

Le Karaté santé vise une population de seniors, en général non sportifs, qui souhaitent pratiquer une activité physique adaptée et non traumatisante, que ce soit pour les articulations ou le système cardiovasculaire. Le concept est essentiellement préventif, en apportant une solution à la fois ludique et médicale au vieillissement de la population.

Quelle prévention ?

La prévention dite primaire

Définition : activités qui permettent le maintient du bien-être physique, mental et social

L’objectif est d’agir en amont : grâce à une approche douce, adaptée et sécurisée, la pratique d’un karaté accessible et progressif améliore la mobilité, l’équilibre, la coordination et la force musculaire, et soutient la santé cardio-respiratoire.

La prévention dite secondaire 

Définition : ensemble d’actions pour dépister et traiter précocement une maladie ou d’un problème de santé, ce qui rend sa prise en charge rapide et efficace.

S’adressant à un public déjà fragile ou à risque, le Karaté santé vise à réduire la progression et les complications d’une maladie avérée, afin de réduire les incapacités, les invalidités et les inconvénients et d’améliorer la qualité de vie. Il contribue à maintenir les capacités fonctionnelles, à réduire les douleurs mais également à limiter l’évolution de certaines pathologies liées à la sédentarité, au vieillissement ou aux troubles musculo-squelettiques. Cette approche douce et dynamique devient ainsi un outil complémentaire pour préserver la santé et améliorer la qualité de vie.

La prévention dite tertiaire

Définition :  La prévention tertiaire consiste à identifier la maladie ou le problème de santé et à appliquer un traitement rapide et efficace pour en circonscrire les conséquences néfastes.

Dans le cas de personnes souffrant d’une pathologie installée ou de séquelles fonctionnelles, le Karaté santé aide à limiter les complications chroniques et à maintenir une autonomie optimale. Grâce un travail postural, respiratoire et articulaire, il prévient les rechutes, ralentit la perte des capacités et de l’autonomie. Il favorise également la gestion du stress et la confiance en soi, éléments essentiels pour mieux vivre la maladie ou le handicap.

Quels sont les types d’exercices ?

Les séances de Karaté santé débutent par un échauffement doux pour mobiliser les articulations. S’ensuivent des exercices de posture, d’équilibre et de proprioception, mettant en jeu la coordination, le renforcement musculaire et la respiration. Puis vient l’apprentissage des techniques de karaté, sans vitesse et sans impact. Enfin, chaque séance se termine par des étirements.

Qu’en pensent les médecins ?

Le dispositif Sport sur ordonnance, mis en place en 2016 (dans le cadre de la Loi de modernisation du système de santé), permet aux médecins de prescrire une activité physique adaptée (APA) à des patients atteints d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique. Le Karaté Santé, compatible avec ce dispositif, constitue alors un outil thérapeutique pour améliorer la santé, réduire les symptômes et prévenir l’aggravation de la maladie. En 2022 ce système a été élargi aux maladies chroniques chroniques (obésité, arthrose, anxiété…) et aux cas de perte d’autonomie.

Dernière contrainte et pas des moindres : trouver des professionnels formés et diplômés !

Geneviève POMMIER / novembre 2025 / https://dojoyasuke.com

Au 17 octobre 2025, on dénombrait 129 féminicides en France depuis le
début de l’année. 129 filles et femmes âgées de 1 à 94 ans, victimes de
discrimination à l’égard des femmes et des filles, de rapports de force
inégaux, de stéréotypes de genre.

Si ce fléau reste un sujet de préoccupation majeur, il est le reflet d’une augmentation constante de la violence dans notre société et ce, dès l’école : selon une enquête statistique du ministère de l’Éducation nationale (menée en novembre 2023 auprès d’un échantillon de 21 700 élèves du CE2 à la Terminale), 4 à 6% des élèves sont victimes de harcèlement, dont une part conséquente de jeunes filles.

Alors que les garçons sont plutôt exposés aux violences physiques, les filles subissent plus d’intimidations psychologiques, et sont notamment plus touchées par le cyberharcèlement, se basant sur des critères divers comme l’apparence physique, l’orientation sexuelle, les différences culturelles, linguistiques et/ou sociales, ou juste le fait d’être une fille. 

Les sports de combat peuvent-ils être une solution ?

Face à cette réalité, de plus en plus de parents et d’éducateurs se tournent vers les sports de combat comme une solution potentielle pour aider les jeunes et notamment les jeunes filles à faire face à ces situations difficiles. Le principe est simple : les personnes visées se comportent comme des victimes en baissant la tête, en baissant les yeux parce qu’elles ne savent pas se défendre. Grâce aux sports de combat, elles apprennent à regarder droit devant et à se défendre.

Mais en quoi ces disciplines sont-elles bénéfiques ? Prenons l’exemple des arts martiaux, et en particulier du karaté, qui travaille beaucoup sur la posture et le regard : le pratiquant apprend à se tenir droit, à relâcher ses épaules, tout en regardant son adversaire dans les yeux. C’est de la communication non verbale qui envoie le message : « je suis prêt à me défendre ».

Pourquoi le karaté ?

Pour renforcer la confiance en soi 

  • en apprenant des techniques de défense et en développant des compétences physiques, on acquiert une meilleure estime de soi, ce qui peut aider à se sentir plus sûr dans les interactions sociales et à réagir de manière affirmée face aux intimidations
  • le karaté apprend à se connaître, à se dépasser et à se défendre ; les filles y découvrent qu’elles sont fortes, capables et légitimes dans un espace souvent perçu comme masculin.

Pour apprendre la maîtrise de soi 

  • le karaté, ce n’est pas la bagarre, c’est le contrôle, la discipline et la gestion des émotions
  • c’est aussi une excellente activité pour gérer le stress et éviter l’escalade des conflits
  • les filles apprennent à canaliser leur énergie, à se concentrer, et à réagir avec calme.

Pour la sécurité personnelle 

  • la culture du respect peut avoir un impact positif sur le comportement général des jeunes autres pratiquants, les incitant à adopter des attitudes plus positives envers les filles
  • les techniques d’autodéfense apprises au karaté permettent aux filles de se sentir plus en sécurité et d’avoir les bons réflexes en cas de danger.

Pour promouvoir l’égalité et la mixité 

  • sur le tatami, tout le monde est à égalité : même tenue, même programme, mêmes exigences
  • c’est un lieu où les filles peuvent montrer l’exemple et casser les stéréotypes, et ainsi prendre conscience de leur valeur.

En résumé, le karaté (et les sports de combat en général) aident les filles à renforcer leur corps, leur esprit et leur mental. Et de toute façon, annoncer à ses pairs « je fais du karaté », c’est stylé non ?

Geneviève POMMIER / octobre 2025 / https://dojoyasuke.com

On ne vous fera pas l’offense de vous rappeler combien et comment le sport est bon pour la santé physique et mentale ! Mais qu’en est-il des enfants, qui sont à un âge où bouger, courir, sauter et jouer sans se poser de question devraient aller de soi ? Et pourquoi les pouvoirs publics et le corps médical s’inquiètent-ils ? Faisons le point.

Les recommandations de l’A.N.S.E.S. (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) sont spécifiques à chaque tranche d’âge. Elles tiennent compte des besoins journaliers et des aptitudes des plus jeunes :
Pour les moins de 5 ans, l’activité doit être de faible intensité et vise à favoriser leur développement moteur, leur motricité fine, leur coordination et l’appropriation de leur corps ; à cet âge, l’enfant doit être actif pendant au moins 3 heures par jour par le biais d’activités physiques et de jeux
Pour les enfants de 6 à 11 ans, l’activité physique doit être d’intensité modérée à élevée, pendant au moins 1 heure par jour.

Le sport (au minimum l’activité physique) offre de nombreux avantages qu’il est bon de répéter, et certains effets sont moins connus que d’autres.

1. Il permet le bien-être du corps et de l’esprit
L’exercice physique permet de faire travailler harmonieusement les muscles et les articulations, l’adresse et la coordination corporelle. Les enfants qui bougent ont une résistance physique plus grande et une meilleure endurance. En outre, une pratique régulière permet de prévenir le surpoids et à plus long terme, l’ostéoporose.

2. Il aide à canaliser l’énergie
Même si les enfants sont de piles, la pression scolaire est souvent très forte, rendant nos bouts de chou de plus en plus stressés. Rien de tel donc qu’une bonne séance de sport après les cours pour libérer les tensions et se détendre.

3. Il favorise une bonne croissance
En conjuguant une activité physique régulière et une alimentation équilibrée, l’enfant prend de bonnes habitudes. Il améliore la résistance de ses os, renforce ses capacités respiratoires et cardiaques, maintient son agilité et une certaine souplesse, développe sa force et sa musculature, et conserve une corpulence et un poids dans lesquels il se sent bien.

4. Il développe l’esprit d’équipe et la sociabilité
À travers le sport, l’enfant apprend que lorsqu’il est en groupe, il doit conjuguer ses points forts et ses points faibles avec ceux des autres pour parvenir à un objectif commun. C’est également un moyen de lui faire comprendre les notions de respect et de fair play. Le sport est donc un vecteur important de sociabilisation, une belle opportunité de se lier d’amitié avec d’autres en dehors du contexte scolaire.

5. Il apprend à perdre
Perdre est un sentiment amer voire cruel, mais le sport a aussi pour vertu d’apprendre à se relever, à se remettre en question, à accepter que l’on ne peut gagner à tous les coups, et plus tard à mieux réagir face aux différentes épreuves de la vie.

6. Il procure une meilleure estime de soi
Un enfant qui pratique régulièrement une activité sportive se sent mieux dans sa peau et a plus confiance en lui. Grâce au sport, l’enfant développe une estime de soi qu’il acquiert bien plus facilement qu’à l’école. Le choix du sport est alors délicat : sport individuel pour les plus indépendants, sport collectif pour les plus timides, sport de combat pour les plus intrépides ou ceux qui ont besoin de s’affirmer.

7. Il rend plus intelligent !
En développant des aptitudes telles que la prise de décision, la réflexion et la concentration, les capacités cognitives se développent et améliorent la mémoire, la pragmatique, l’analyse et les compétences visuo-spatiales, pour ne citer que celles-là.

Nous ne termineront pas sans mentionner le petit plus des arts martiaux : la rigueur, la discipline, la prise de risque et la philosophie inhérentes au karaté, judo, aïkido et autres ne peuvent qu’améliorer le développement psychique d’un enfant et le rendre plus fort mentalement. Bonne rentrée sportive !

Geneviève POMMIER / septembre 2025 / https://dojoyasuke.com

De plus en plus d’enfants porteurs de TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) pratiquent des activités physiques adaptées. La Fédération Française de Karaté l’a bien compris, en organisant des formations sur l’encadrement des personnes « différentes » (karaté adapté, karaté santé, para-karaté) :
– elle offre aux clubs de tous les territoires la possibilité de diversifier son public 
– elle professionnalise les enseignants dans le but de sécuriser la prise en charge
– elle permet aux autistes et aux autres profils pathologiques de bénéficier des bienfaits d’une activité physique.

Cas particulier des TSA
Autrefois, on évoquait l’autisme au singulier. Aujourd’hui, on sait que les formes cliniques sont tellement variées que les statistiques ont été appréhendées autrement, ce qui, associé à un repérage plus précoce des enfants concernés, explique en grande partie l’augmentation de la prévalence du TSA : de 1 cas pour 5 000 en 1975, nous sommes passés à 1 pour 100 aujourd’hui.

Selon l’Inserm, environ 700 000 personnes sont aujourd’hui concernées en France, dont 100 000 de moins de 20 ans. Le TSA est 3 à 4 fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles (une sous-évaluation chez les femmes semble exister). Cette pathologie est caractérisée par deux types de symptômes, qui affectent :
– les relations sociales et la communication d’une part
– les comportements et intérêts restreints d’autre part.

Pour les jeunes autistes, le karaté est bien plus qu’un sport ! L’activité physique que représente cette discipline permet de réguler leurs compétences et leurs performances et ce, à plusieurs niveaux.

1. Régulation sensorielle :

·       le langage du corps est codifié, la gestuelle est claire et répétitive, donc prévisible

·       l’apprentissage est basé sur la répétition et le renforcement, idéal pour les enfants porteurs de TSA

·       les mouvements sont organisés en enchaînements, que le cerveau doit analyser, organiser et traiter pour les reproduire (mécanisme d’autorégulation)

·       le contrôle moteur agit favorablement sur la connaissance du schéma corporel et la proprioception.

2.     Canalisation de l’hyperactivité ou des stéréotypies

·       les enchaînements puis les katas permettent, grâce à leur rythme, de gérer l’impulsivité

·       le karaté implique le contrôle de la respiration, l’ancrage

·        le rituel du salut constitue un apprentissage du calme avant et après l’effort. 

3. Amélioration de la communication sociale

·       on parle ici du respect des tours, de l’interaction avec un partenaire (kumite)

·       le travail sur le regard, la distance, les consignes est également facteur de progression.

Et ce sont les parents qui en parlent le mieux :

– le karaté apporte une routine, une structure qui sécurise ;

– mon fils a beaucoup progressé grâce au karaté : son attention a augmenté, et en même temps son anxiété a diminué ;

– aujourd’hui, il est capable de faire les cours complètement tout seul ; ça a été une grosse évolution entre le début et aujourd’hui.”

Terminons par des voeux :

–  le souhait que de plus en plus de cadres du sport comprennent les bienfaits du sport sur la santé physique et mentale des porteurs d’autisme

– l’espoir que d’autres disciplines que le karaté participent à cette ouverture et cet effort d’inclusion

– celui que les programmes d’inclusion se multiplient, et pas seulement en sport, comme au Québec ou dans les pays scandinaves.

Geneviève POMMIER / juin 2025 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

On ne vous dira pas que les écrans nuisent gravement à la santé, comme le tabac. On ne vous dira pas non plus que les écrans sont à consommer avec modération comme l’alcool. En 2025, les écrans sont omniprésents dans nos vies et personne ne se plaint quand ils nous informent sur le monde en temps réel, ou quand ils nous facilitent la tâche avec l’IA.

Il est d’usage de commencer par les points négatifs, ne dérogeons pas à la règle, d’autant que les effets délétères du numérique sont désormais connus de tous.

1. perturbation du sommeil : difficultés d’endormissement, sommeil moins profond, et récupération réduite ; en effet, la lumière bleue des smartphones, des tablettes et des ordinateurs, empêche la production de mélatonine, cette hormone produite par le cerveau dont l’action soporifique aide à s’endormir.

2. sédentarité accrue : l’inactivité physique gagne du terrain et cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle est considérée comme le quatrième facteur de maladies non transmissibles dans le monde (pathologies cardio-vasculaires, diabète, affections respiratoires chroniques…) ; parmi les enfants de 6 à 17 ans, moins d’un sur quatre atteint les 60 minutes d’activité physique journalière recommandées par l’OMS.

3. fatigue oculaire : l’exposition prolongée aux écrans entraîne fatigue visuelle, sécheresse des yeux et maux de tête.

4. fatigue mentale : la dépendance aux réseaux sociaux ou aux jeux vidéo, et l’actualité anxiogène peuvent générer du stress, de la distraction, ou une surcharge cognitive. À la longue, le risque de troubles mentaux comme la dépression ou les comportements suicidaires est loin d’être anodin.

Les conséquences sur les performances des sportifs sont de fait facilement prévisibles :

  • fatigue chronique
  • mauvaise récupération
  • baisse de la condition physique, donc risque accru de blessure
  • réduction des capacités de concentration
  • ralentissement de la prise de décision
  • déclin de la vigilance et de la coordination
  • augmentation des signes comportementaux négatifs (en particulier l’agressivité)
  • irrégularité à l’entraînement.

A contrario, une utilisation bien encadrée des écrans peut se révéler bénéfique. Hormis le côté ludique, nécessaire à l’équilibre psychologique et émotionnel des plus jeunes, les sportifs pourront par exemple accéder à des contenus éducatifs (tutoriels, webinaires, formations ou partages d’expérience avec des champions), ce qui contribuera à leur apprentissage, leur motivation et leur auto-évaluation.

Côté entraîneur, le numérique offre des possibilités dont on aurait bien tort de se priver : 

  • formations en ligne, issues des recherches scientifiques les plus récentes (on parle aujourd’hui de sciences et ingénierie du sport)
  • outils d’analyse et de performance (vidéo-analyse, applications de suivi des performances, GPS, etc) qui permettent de corriger la technique, d’optimiser les entraînements et de suivre les progrès
  • préparation mentale et relaxation, grâce à des applications de méditation, de cohérence cardiaque ou de visualisation mentale
  • exercices d’aide à la gestion du stress, à la concentration et à la récupération mentale.

L’effet des écrans sur les performances sportives dépend donc largement de l’équilibre entre leur usage passif et distractif qui doit être dosé, contrôlé et encadré, et leur usage actif, éducatif et technique. En clair, amis sportifs, limitez votre temps d’écran et faites-en bon usage !

Geneviève POMMIER / mai 2025 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

Moins médiatisé que le combat, le kata mérite pourtant qu’on s’y attarde : plus exigeant que le kumité (combat), c’est une discipline à part entière qui demande des qualités physiques et mentales spécifiques.

Il y a quelques années, les compétitions de kata n’attiraient qu’un public de connaisseurs : « ennuyeux », « de la danse », « pas spectaculaire » … disaient les combattants. Il a fallu les championnats du monde à Paris en 2012 et les époustouflantes démonstrations des équipes japonaises pour que le grand public (re)découvre l’exercice.

Le kata existe dans pratiquement tous les arts martiaux. C’est une simulation de combat contre plusieurs adversaires, qui comporte des enchaînements plus ou moins complexes et des déplacements multidirectionnels. Au karaté, au-delà du côté esthétique, le kata est avant tout une histoire de recherche : recherche du mouvement parfait, de l’efficacité ultime, de la puissance, mais aussi recherche d’une certaine intensité dramatique, synonyme d’émotion.

Les performances individuelles sont de plus en plus impressionnantes, grâce aux athlètes japonais comme Kiyou Shimizou ou Ryo Kiyuna, véritables stars dans leur pays, ou à l’école espagnole, avec comme chefs de file Damian Quintero ou l’immense Sandra Sanchez, 5 fois championne d’Europe, championne du monde en 2018 et championne olympique en 2020 à Tokyo… à 39 ans ! Car contrairement au combat, aux âmes bien nées, la valeur peut attendre quelques années supplémentaires !

Entre tradition et modernité

Les katas sont souvent ancrés dans la tradition et racontent l’histoire du karaté, permettant de préserver et de transmettre la culture martiale d’une génération à l’autre. Mais ils témoignent aussi de l’évolution de la pratique, avec par exemple le kata par équipe et l’ajout du bunkaï (application des enchaînements du kata dans des démonstrations techniques et acrobatiques).

Des qualités spécifiques 

Qu’il s’agisse du style Shotokan avec ses 26 katas ou le style Shito ruy (60 katas !), cette pratique requiert des aptitudes socles à acquérir ou à renforcer :

  • qualités athlétiques : stabilité, souplesse, puissance, explosivité et agilité sont les compétences naturelles qu’ont en commun tous les performeurs en kata
  • technique et précision : le kata exige de répéter mille et une fois des mouvements spécifiques, pour gagner toujours plus de précision et de fluidité
  • compréhension et interprétation : chaque kata véhicule des principes de combat et des stratégies, principes que le pratiquant doit comprendre puis faire comprendre au spectateur
  • concentration et discipline : la pratique du kata exige une concentration intense et une discipline personnelle, ce qui peut aider à développer la patience et la persévérance
  • préparation mentale : le kata aide à se préparer mentalement pour les combats réels, en développant la confiance en soi et la gestion du stress.

Le mot kata signifie en japonais « forme, modèle, moule ». Le kata peut donc être considéré comme la discipline de base du karaté, celle qui modèle la pratique de cet art millénaire, celle qui permet au pratiquant d’atteindre ou au moins d’approcher le geste pur, après des années de pratique, d’introspection et de recherche de soi.

Geneviève POMMIER / avril 2025 /https://dojoyasuke.com/nos-activites/

Avec plus de 8000 licenciés en France (chiffre en constante augmentation) le body karaté est une discipline qui s’inspire des techniques de karaté et les intègre dans un cadre de fitness. Avec des musiques variées, dynamiques et entraînantes comme support, le body karaté offre une multitude de bienfaits pour le corps et l’esprit. Voici quelques-uns de ses principaux avantages. 

  1. Amélioration de la condition physique :
    • le body karaté est un excellent moyen d’améliorer le cardio et l’endurance, grâce à des mouvements variés et dynamiques
    • les techniques de karaté sollicitent différents groupes musculaires, contribuant ainsi à tonifier et renforcer le corps
    • les mouvements de karaté demandent une bonne synchronisation, ce qui aide à développer la coordination et l’équilibre
    • en raison de son intensité, cette activité permet de brûler un nombre élevé de calories, ce qui peut aider à la perte de poids ou au moins le maintien d’une masse adaptée à une bonne qualité de vie.
  1. Bienfaits psychologiques : 
    • comme beaucoup d’activités physiques, le body karaté libère des endorphines, ce qui peut contribuer à réduire le stress et améliorer l’humeur, d’autant que la bonne ambiance fait partie du contrat ! 
    • au-delà des avantages physiques, le body karaté peut également avoir des effets positifs sur la santé mentale
    • la concentration nécessaire pour exécuter les mouvements aide à développer la pleine conscience, et l’aspect communautaire des cours peut renforcer le sentiment d’appartenance
    • en pratiquant régulièrement, les participants peuvent observer des améliorations notables dans leur technique et leur performance, ce qui peut favoriser un sentiment d’accomplissement et encourager un mode de vie plus actif
    • participer à des cours de body karaté favorise le travail en équipe et la création de liens sociaux, entraînant un bénéfice certain pour le bien-être émotionnel
    • maîtriser des techniques de karaté peut renforcer la confiance en soi et l’estime de soi, tant sur le plan physique que mental
    • bien que le body karaté soit axé sur le fitness, il conserve les valeurs fondamentales du karaté : respect, discipline et persévérance, des principes qui peuvent aider à développer une mentalité positive et une approche constructive face aux défis.
  2. Apprentissage de techniques d’autodéfense : 
    • bien que ce ne soit pas le but principal, les mouvements de karaté enseignent également des techniques d’autodéfense, augmentant ainsi la sécurité personnelle
    • les exercices variés et les chorégraphies améliorent l’endurance, la force, la flexibilité et la concentration, des compétences utiles en cas de besoin.

Accessible à tous, quel que soit le niveau de condition physique ou d’expérience en arts martiaux, le body karaté convient aux débutants tout comme aux pratiquants plus avancés, sans restriction d’âge, ce qui en fait une activité inclusive. C’est une discipline complète qui combine les bienfaits du fitness avec ceux des arts martiaux, idéale pour ceux qui cherchent à rester en forme tout en s’amusant.

Comme pour toute activité physique, les résultats dépendent de l’engagement personnel (motivation, implication, régularité…) Le body karaté ne promet pas des transformations instantanées ou spectaculaires, mais il participe à un mode de vie actif et sain. On est loin de l’arnaque, non ?

Geneviève POMMIER / février 2025 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

Plus qu’un simple sport de combat, le karaté est une discipline qui favorise le développement personnel. Les répercussions de cet art martial millénaire sur la gestion du quotidien et de ses difficultés n’est plus à démontrer. Comment des techniques de défense, des coups de poing et des coups de pied peuvent aider à améliorer la confiance en soi ? On vous dit tout… 

Grâce à un entraînement régulier, les pratiquants :

  • maîtrisent des compétences, progressent dans leur apprentissage et acquièrent de nouvelles techniques ; ils ressentent un sentiment d’accomplissement qui booste leur confiance
  • développent de la résilience et une attitude positive, en apprenant à relever les défis physiques et mentaux que pose la pratique d’un sport de combat
  • améliorent leur condition physique, ce qui peut contribuer à une meilleure image de soi
  • affrontent leurs peurs au cours des combats à l’entraînement ou des compétitions en public, renforçant ainsi la confiance en leurs capacités
  • créent des liens sociaux, car le karaté favorise un environnement communautaire où les pratiquants se soutiennent et s’encouragent les uns les autres, ce qui renforce le sentiment d’appartenance et de confiance.

Pourquoi développer la confiance en soi ?

La confiance en soi joue un rôle majeur dans notre vie quotidienne. Elle nous permet de :

1. de prendre des décisions, de faire des choix éclairés sans être paralysé par le doute.

2. d’affronter des défis, de surmonter des obstacles et de s’engager dans des situations nouvelles ou difficiles.

3. d’augmenter sa motivation, de poursuivre ses objectifs, et de travailler dur pour les atteindre.

4. de gérer son stress, en restant calme et concentré face aux pressions et aux incertitudes.

5. d’améliorer ses relations, de multiplier ses interactions sociales en étant perçu comme plus attrayant et accessible.

6. de se sentir épanoui grâce à une foi inébranlable en ses capacités.

Qu’apporte le karaté ?

L’estime de soi : le karaté enseigne aux enfants que la taille ou le sexe ne sont pas des obstacles à la réussite. Cela peut être une prise de conscience très puissante, en particulier pour les enfants timides ou victimes de harcèlement.

Le respect : le karaté est un sport d’opposition, avec des situations de confrontation, mais dans un but constructif. Il n’est pas question de « démolir » son partenaire, mais d’apprendre à parer des coups et à maîtriser ses siens. Respecter le partenaire permet de se faire respecter à son tour. Au fil de la pratique, la capacité à se faire respecter s’étend à la vie hors du dojo.

L’équilibre : les pratiquants apprennent à dominer leurs propres appréhensions, progressivement, à leur rythme. Réussir à progresser dans ce domaine est extrêmement satisfaisant.

La concentration : la confrontation impose de l’attention, de la précision et de la rigueur, mais aussi un calme intérieur qui aide l’enfant au dojo et en classe, et l’étudiant, dans ses études.

Le contrôle : le self-contôle en réponse à la provocation ou l’intimidation a un effet presque magique puisque l’interlocuteur se dégonfle ; cela a aussi un impact positif sur soi-même et sur sa relation à l’autre, car lui parler avec maîtrise, mesure et calme entraîne une écoute active, attentive et de l’empathie de sa part.

En résumé, le karaté n’est pas la solution miracle contre le manque de confiance en soi ou le harcèlement, mais pas loin !!!

Geneviève POMMIER / janvier 2025/ https://dojoyasuke.com/histoire-de-yasuke/

Au cas où cela vous aurait échappé, sachez que la pratique sportive est indispensable à notre bien-être physique et mental. En 2024, 71% des 15-24 ans français déclarent pratiquer une activité sportive, dont 59% de façon régulière, un chiffre en nette augmentation depuis 4 ans, mais qui pourtant place la France au 119ème rang mondial (sur 146 pays) du taux de pratique d’activité physique et sportive pour cette tranche d’âge. 

Ces chiffres cachent une autre réalité : à partir de 12 ans, le nombre de jeunes qui abandonnent le sport augmente significativement (surtout chez les filles), pour des raisons diverses, certaines disciplines étant plus fréquemment touchées par l’abandon que d’autres, comme les arts martiaux, la gymnastique, la danse et l’équitation.

Pourquoi ?

Raison #1- La lassitude : avec l’âge, les goûts et les intérêts changent, les idoles aussi. Les passions des adolescents n’ont bien sûr plus rien à voir avec ceux de leur enfance ! Certains peuvent simplement perdre l’enthousiasme pour une activité qu’ils appréciaient auparavant, même s’ils l’ont choisie. 

Raison #2- Le manque de temps : certains sont engagés dans d’autres activités – non sportives – ou dans une scolarité de plus en plus chronophage, qui revêt plus d’importance à leurs yeux que le sport, qu’ils visent l’excellence ou qu’ils soient en difficulté, focalisant alors leurs efforts pour essayer de rattraper leur retard.

Raison #3- Les relations sociales : l’adolescence est une période où les relations amicales prennent une importance croissante, où l’affirmation de soi se construit grâce à (ou à cause de) ses pairs, même par réseaux sociaux interposés, au détriment de l’influence familiale. 

Raison #4- La sensibilité exacerbée : c’est aussi l’âge où les émotions sont vécues de façon plus intense (trop intense ?), avec ce que cela suppose de changements d’humeur, d’envies contradictoires et de choix difficiles, synonymes de tensions intra-familiales. 

Raison #5- Le rejet de la pression : dans certains cas, la culture de la compétition peut devenir trop intense ou stressante, surtout si le jeune athlète a démarré très tôt sa carrière sportive, ou si les parents essaient de l’obliger à continuer.

Raison #6- Le manque d’accès ou d’opportunités : pour les étudiants, il n’est pas toujours aisé de pouvoir accéder aux installations sportives qu’ils souhaitent, pour des raisons géographiques et/ou financières.

Raison #7- Les blessures : des années de sport sont forcément jalonnées de blessures, surtout si le jeune athlète a été compétiteur. On peut comprendre le ras-le bol…

Parmi les autres raisons évoquées, moins souvent heureusement :

  • « le club a fermé »
  • « je ne progressais pas »
  • « il y avait une mauvaise ambiance dans le club »
  • « le prof n’était pas sympa » !

Quelles solutions ?

Une solution consiste dans l’évolution de la pratique : de jeune apprenti, l’élève peut progressivement se voir confier des responsabilités comme encadrant stagiaire, arbitre, coach pour les plus jeunes, photographe lors des compétitions, créateur de stories ou de publications pour les réseaux…

Autre piste : les formations diplômantes. En karaté, outre la ceinture noire (reconnue au niveau ministériel), les jeunes peuvent accéder à l’Attestation Fédérale d’Assistant (AFA), ou au Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF). Un bon moyen pour les impliquer.

Ou encore : la prévention. En les encadrant différemment et en les encourageant, les clubs doivent créer un environnement positif, bienveillant et adapté, pour aider et soutenir les adolescents, quitte à se former à la psychologie du sport.

Enfin : un doux mélange de toutes ces solutions ?

Geneviève POMMIER / décembre 2024 / https://dojoyasuke.com/les-enseignants/

La pratique sportive n’est pas déconseillée aux personnes asthmatiques, et certaines activités sont même recommandées, comme la natation, l’aquagym, le vélo ou la marche à pied, qui améliorent la capacité respiratoire. On y pense moins, mais les arts martiaux, qui favorisent le contrôle de la respiration, sont loin d’être contre-indiqués !

L’asthme est une maladie chronique des bronches, qui provoque divers phénomènes au niveau des voies respiratoires (œdème, contraction des muscles bronchiques, sécrétion de mucus) aboutissant à une obstruction bronchique. Dans l’asthme, comme dans toutes les maladies chroniques, l’activité physique a une action anti-inflammatoire.
Lorsque l’asthme est bien contrôlé, le sport n’est pas un problème pour toute personne souffrant de cette pathologie respiratoire. Mais il est important de bien choisir son activité physique et de mettre en place quelques dispositions simples. Le médecin donnera des conseils quant à certains éléments et sur la conduite à tenir en cas de crise.
Au nombre des éléments à prendre en compte :

  • l’environnement (sport d’intérieur ou d’extérieur, atmosphère poussiéreuse, présence de fumée ou d’allergènes…)
  • les facteurs de risques (vérifier s’il y a des maladies associées notamment les pathologies cardiaques)
  • les conditions climatiques (la saison, la température, la qualité de l’air, l’humidité…).

Sports recommandés vs sports contre-indiqués

Si la natation ou la marche à pied sont particulièrement recommandées pour les personnes asthmatiques, d’autres disciplines sportives leur offrent de nombreux avantages : renforcement cardiaque, tolérance à l’effort, souffle, bien-être physique et mental… en clair, qualité de vie !

Les arts martiaux sont une activité d’intérieur qui encourage le mouvement, le renforcement musculaire et le contrôle du corps. C’est un excellent moyen de faire de l’exercice sans fatiguer ses poumons. Les exercices de respiration utilisés dans les cours d’arts martiaux peuvent également atténuer le sentiment de panique qui peut accompagner une crise d’asthme.

Le karaté, comme l’aïkido, le taekwondo et autres sports de combat, est envisageable, moyennant quelques précautions :

  • une visite médicale préalable, pour évaluer sa condition physique et obtenir des conseils adaptés
  • un bon échauffement pour préparer le corps et éviter tout effort brusque
  • un environnement bien ventilé, ou avec la garantie d’un air toujours renouvelé (des conditions comme la poussière, la fumée ou des températures extrêmes peuvent déclencher des crises)
  • un inhalateur ou tout autre médicament prescrit à portée de main pendant l’entraînement
  • une hydratation correcte et régulière, afin de réduire les symptômes d’asthme
  • une bonne écoute de son corps (le pratiquant ne doit pas hésiter à faire une pause s’il ressent des difficultés respiratoires, ou à s’arrêter progressivement, jusqu’à retrouver une fréquence respiratoire normale de 12 à 16 respirations par minute).

Quelques contre-indications sont à noter, comme des pathologies cardio-vasculaires associées et non stabilisées, la présence d’allergènes (poils de chevaux, piscines trop chlorées), la plongée sous-marine ou tout simplement des antécédents de crises d’asthme graves.

En résumé : un avis médical favorable, un dojo sain avec des tatamis propres, un inhalateur dans le sac de sport et hop, bon entraînement !

Geneviève POMMIER / Novembre 2024 / https://dojoyasuke.com/histoire-de-yasuke/

En ce mois d’octobre consacré à la santé mentale, penchons-nous sur l’influence du sport, et des arts martiaux en particulier, sur notre vie émotionnelle, sociale, psychique et spirituelle. Véritable enjeu de santé publique, la santé mentale est longtemps restée un sujet tabou mais elle donne lieu depuis quelques années à de nouveaux axes de réflexion, de nouvelles mobilisations (cf la Stratégie Nationale de Prévention du Suicide) et de nouvelles formations, comme celle de Secouriste en santé mentale (depuis 2019 en France).

Selon l’OMS, la santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut s’épanouir, surmonter les obstacles de la vie, accomplir un travail productif et prendre part à la vie de sa communauté. L’état de santé mentale évolue tout au long de la vie, et est impacté – positivement ou négativement – par de nombreux facteurs internes et externes :

  • le mode de vie (alimentation, activité physique, qualité du sommeil…)
  • le parcours de vie (éducation, amis, vie amoureuse, abus, maladies, réussites ou échecs, deuils…)
  • les ressources psychologiques propres à chaque individu (gestion des émotions, estime de soi…)
  • le contexte socio-professionnel, économique et politique du moment
  • les facteurs biologiques et les antécédents génétiques.

Dire que la pratique d’une activité physique ou sportive régulière a des répercussions sur le bien-être, est une évidence, un truisme, un euphémisme… que dis-je une lapalissade ! Il est pourtant utile de rappeler les nombreux bienfaits du sport :

  • renforcement du système cardiovasculaire
  • renforcement du système immunitaire
  • renforcement de la masse musculaire
  • renforcement des os et des articulations
  • réduction des risques de maladies chroniques
  • augmentation de l’énergie et de la vitalité
  • amélioration de la flexibilité et de l’équilibre
  • amélioration de la qualité du sommeil.

Sur le plan psychologique et psychique, le sport contribue surtout à diminuer le stress et de l’anxiété, à maintenir un lien social, (essentiel chez les seniors), et à renforcer l’estime de soi et la confiance en soi. Le très respectable British Journal of Sports Medicine a même estimé que l’activité sportive serait 1,5 fois plus efficace que la médication pour lutter contre les symptômes de détresse psychologique, grâce à la sécrétion d’hormones comme l’endorphine, la dopamine, le cortisol et l’adrénaline, qui chassent les idées noires, réduisent le stress, régulent l’humeur et donc agissent comme des antidépresseurs.

Le petit truc en plus des Arts Martiaux

Dans un article de 2019 (Arts Martiaux et Psychothérapies : deux chemins, une seule voie, Editions Cairn), le psychiatre canadien Raymond Templier relate des expériences de psychothérapies couplées à des séances de taï-chi et de karaté, pour des résultats très significatifs.

Parce que ce sont des disciplines exigeantes et rigoureuses, les arts martiaux offrent des bénéfices désormais reconnus sur la santé mentale, bénéfices qui se répercutent positivement sur la vie quotidienne :

  • les capacités d’attention et de concentration sont accrues, et permettent d’améliorer la persévérance, la capacité à atteindre des objectifs communs ou personnels, ainsi qu’une meilleure gestion du temps ;
  • la discipline et le respect du code moral des arts martiaux aident à canaliser ses émotions et à gérer sa colère ;
  • l’apprentissage de nouvelles compétences stimule la confiance en soi, aide à surmonter de nouveaux défis et ainsi, à prendre conscience de ses propres capacités, pour éviter de tomber dans la spirale infernale de la négativité ;
  • les exercices de respiration et de méditation de pleine conscience (mindfulness) ouvrent à la spiritualité, calment l’esprit, et augmentent la conscience de soi ;
  • la pratique en club donne un sentiment d’appartenance à une communauté (d’objectifs et de passion), favorisant ainsi l’inclusion sociale.

Bien plus que de simples disciplines sportives, les arts martiaux constituent une outil puissant pour maintenir, voire améliorer la santé mentale, en visant une vie équilibrée et épanouie. Et comme disent les publicitaires, «demandez conseil à votre médecin » !

Geneviève POMMIER / octobre 2024 / https://dojoyasuke.com/les-differentes-pratiques-2/

Les vacances sont terminées et vous avez des fourmis dans les jambes ? C’est normal : l’heure de la reprise a sonné et votre corps de sportif réclame sa dose d’entraînement, d’adrénaline et de saine fatigue ! Mais après 2 mois passés loin des tatamis, il ne faudrait pas tomber dans le piège de la précipitation : une rentrée sportive doit suivre quelques règles. On vous dit tout…

Étape 1 : re-qualibrer l’alimentation et le sommeil
Contre toute attente, la priorité est ailleurs que ce que l’on croit ! Les vacances étant synonymes de lâcher-prise (on surveille moins son alimentation, on consomme des « aliments-plaisir » : fast-food, boissons sucrées, aliments transformés… ) il convient dès septembre, mais idéalement quelques jours avant la rentrée scolaire et/ou sportive), de renouer avec les bonnes habitudes alimentaires, et de retrouver un rythme et un sommeil idéal, en quantité comme en qualité !

Étape 2 : évaluer le foncier
Remettre son corps en route n’est pas si difficile. Sans passer par un professionnel de santé ou un coach comme les sportifs de haut-niveau, il convient de faire un tour d’horizon de sa condition physique (endurance, souplesse…) pour déterminer ses points forts et surtout ses points faibles et éventuellement y remédier.

Étape 3 : définir ses objectifs
Selon l’auteur George T. Doran, tout projet doit répondre au code S.M.A.R.T., qui permet à un sportif de se fixer des objectifs :
– Spécifiques, c’est-à-dire en lien avec sa discipline (par exemple améliorer sa technique de jambe, augmenter son endurance ou son explosivité…)
– Mesurables, avec des effets visibles à courte ou moyenne échéance, qui renforcent la motivation et aident à la poursuite du programme en se fixant de nouveaux objectifs.
– Atteignables, parce qu’il est inutile et dangereux de se fixer des objectifs qui pourraient se révéler hors de portée et ainsi, engendrer de la frustration et du renoncement.
– Réalistes, en répertoriant correctement les besoins en ressources (humaines et matérielles), et en ayant une juste conscience de ses forces et faiblesses
– Temporels, à savoir planifiés dans la saison en fonction du calendrier des compétitions, mais également en fonction de sa propre progression et de sa propre motivation.

Étape 4 : planifier les entraînements
Basée sur une relation de confiance et en étroite collaboration avec l’enseignant, la reprise d’une activité sportive se doit de respecter certaines règles de base : la rentrée doit être progressive.
Il faut respecter le rythme du corps des athlètes, ou plutôt les rythmes, ce qui suppose une écoute de chacun pour le bien-être de tous l’on doit insister sur l’échauffement et les étirements en début de saison il faut également respecter les temps indispensables de repos et de récupération et bien sûr, le jeune athlète doit s’engager à être régulier aux entraînements !

Dernier conseil afin de clore ce chapitre des bons conseils qui somme toute, relèvent du simple bon sens : ne reprenez pas le sport si vous n’êtes pas gonflé à bloc ! Et si votre seule motivation, c’est de revoir vos camarades de club, et bien, cela ne suffit peut-être pas, mais c’est un bon début ! Bonne reprise…

Geneviève POMMIER / septembre 2024 / https://dojoyasuke.com/les-enseignants/

Faites le calcul : 3 entraînements par semaine depuis le mois de septembre, moins 2-3 absences pour cause de maladie ou de flemme (oui, ça arrive !), on ajoute les compétitions, on multiplie par 2 et on retiens 3… bref, votre corps de sportif a été soumis à rude épreuve pendant les 10 mois que dure une saison sportive. Alors, que faire pendant ces 2 mois de pause, et comment gérer au mieux cette période ?

Faut-il s’arrêter ?

Certes, un break sera donc le bienvenu, mais pas dans n’importe quelles conditions ! Se mettre en off pendant 15 jours est bénéfique pour la tête, mais aussi pour les muscles, les tendons, les os. Mais l’oisiveté totale n’a jamais été une bonne solution : l’idéal est un savant mélange d’activités différentes et de plaisir, sans pression ni stress, et bien sûr, sans blessure. Plus les vacances seront bien gérées sur le plan physique, plus la reprise sera facile.

Les effets néfastes d’un arrêt total

Après 10-15 jours de repos, le métabolisme se modifie et on observe une relative perte des acquis : 

  • baisse de l’endurance (20%), de la force et de la vitesse
  • perte de la masse musculaire (10 à 15%)
  • régression de la souplesse
  • prise de poids.

Mais pas de panique ! Les vacances sont également un moment propice à la découverte de nouvelles activités, et les occasions de bouger et ainsi de maintenir ses aptitudes physiques ne manquent pas.

Privilégier le plaisir

Il est évident qu’oublier son sport de prédilection donnera lieu à de belles retrouvailles à la rentrée, avec une motivation toute neuve, surtout si la saison précédente a été riche en enseignements et en expériences positives. Une reprise en douceur, et tout rentrera dans l’ordre en moins d’un mois. En attendant, il faut s’activer mais tranquillement, recharger ses batteries mais sans excès, se faire plaisir mais sans forcer, s’écouter mais garder une hygiène de vie à peu près convenable.

Quelles sont les activités recommandées ? 

Plusieurs activités légères sont recommandées pour rester actif pendant les vacances. Par exemple :

  • la marche, une activité simple et accessible à tous, qui permet de profiter de la nature et des paysages environnants, et qui peut se pratiquer en famille ;
  • la natation, un excellent moyen de se maintenir actif tout en sollicitant tous les muscles du corps, et tout en s’amusant ;
  • le vélo, une bonne manière de découvrir de nouveaux endroits tout en restant actif, que ce soit en ville ou en pleine nature ;
  • le yoga, qui allie douceur et souplesse, force et relaxation, et ne nécessite aucun matériel spécifique ;
  • les jeux de plein air, tels que le frisbee, le badminton, le beach volley ou le football, en famille ou entre amis ;
  • les activités aquatiques, une occasion de découvrir le paddle, le kayak ou le surf, tout en sollicitant tout le corps.

CQFD : rien de plus facile que de bouger en vacances, et sans matériel : une paire de baskets, un maillot de bain et hop ! Chaque cadre (la campagne, la mer, la montagne et même la ville) offre des avantages et des occasions de s’activer, à ne pas rater pour rester en forme et heureux, sans craindre la reprise : le corps a une mémoire et les gestes techniques reviendront très vite.

Bonnes vacances !

Geneviève POMMIER / juin 2024 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

L’alimentation des enfants entre l’école et l’entraînement est très importante pour s’assurer qu’ils aient suffisamment d’énergie pour leur activité physique. Ce temps, parfois extrêmement court, conditionne le choix des aliments qui vont optimiser les performances de nos jeunes athlètes. Quelques conseils pour une alimentation équilibrée dans ce contexte ? Allez, petite visite chez le nutritionniste !

D’abord, le cadre : quelles contraintes doit-on respecter ?

La collation doit être :

– rapide et facile à transporter, peu d’enfants ayant l’occasion de rentrer chez eux dans ce laps de temps,

– facile à digérer, pour que l’apport nutritif profite au sportif pendant toute la durée de l’entraînement, sans pour autant le gêner “digestivement” (poids sur l’estomac ou au contraire somnolence),

– équilibrée, c’est-à-dire ni trop riche, ni trop pauvre, ni trop copieuse.

Les nutriments à privilégier pour un savant dosage : les glucides naturels (et non les sucres ajoutés), les vitamines, les protéines maigres (faibles en calories) et les graisses saines.

A contrario, mieux vaut éviter :

–      les sucres ajoutés, excitants et addictifs

–      les graisses saturées, qui provoquent lourdeur et inconfort.

Ensuite, quelques idées : quels aliments sont conseillés ?

Chacun ses goûts, et il ne viendrait à personne l’idée d’imposer une liste-type, de proposer toujours les mêmes aliments, ou de contraindre l’enfant à manger ce qu’il n’aime pas ! Ce serait une bien mauvaise mise en condition. Pour un goûter idéal, les exemples ne manquent pas :

– les fruits frais (par exemple, les bananes, les pommes ou les oranges, faciles à transporter) sont une excellente source de glucides naturels et de vitamines ;

– les barres énergétiques, à condition qu’elles soient à base d’ingrédients naturels, qu’elles contiennent des fruits secs et/ou des graines, et qu’il y ait le moins d’additifs possible ;

– les yaourts grecs, riches en protéines (pour l’énergie et la récupération) et en graisses saines (nécessaires à la santé cardiovasculaire, au fonctionnement cérébral et aux défenses immunitaires) ;

– certains légumes crus comme les carottes, les tomates ou les concombres, dont la teneur en eau, fibres, minéraux et vitamines aide à maintenir l’énergie pendant l’effort, et favorise la récupération ;

– les oeufs durs, pour leur apport en protéines et leur côté rassasiant ;

– les noix et les graines, recommandées pour leur richesse en graisses saines, en protéines et en fibres, notamment les amandes, les noix sèches, les noix de cajou, les graines de tournesol ou de citrouille.

Les smoothies constituent une bonne solution, puisqu’ils permettent de mélanger des ingrédients frais et divers, dosés en fonction des goûts de l’enfant.

Pour ce qui est de l’hydratation, primordiale pour un sportif, la règle est simple : de l’eau, encore de l’eau, rien que de l’eau ! Plate ou (naturellement) gazeuse, sans sirop, et à température ambiante ou juste fraîche.

 Pour finir, une dernière contrainte

Cette collation, qui allie nécessité et plaisir, est ajustable et adaptable à chaque individu. Priorité aux goûts de l’enfant et à l’écoute de son corps pour que ce court instant demeure un moment privilégié, qui lui permette de se ressourcer et de profiter pleinement ensuite de son entraînement.

Geneviève POMMIER / mai 2024 / https://dojoyasuke.com/histoire-de-yasuke/

En 2020, 75% des français de plus de 15 ans déclaraient pratiquer une activité sportive régulière (enquête Insee). Qu’elle soit de loisir ou compétitive, toute activité sportive vise un but unique : rester en bonne santé, notamment grâce à un entraînement cardio-vasculaire régulier. Le cardio fait référence à tout type d’activité physique qui augmente la fréquence cardiaque et améliore la capacité cardio-respiratoire. Voici 6 bonnes, 6 excellentes raisons de l’améliorer ou de la maintenir.

Raison 1 : l’amélioration de la santé cardio-vasulaire
Tout d’abord, cela aide à renforcer le système cardio-vasculaire. Le cœur pompe plus de sang pour répondre à la demande accrue d’oxygène des muscles, ce qui entraîne un renforcement du muscle cardiaque, et améliore son efficacité. Un cœur en bonne santé fortifie les artères et renforce le système immunitaire, réduisant ainsi le risque de maladies cardio-vasculaires telles que l’hypertension artérielle et les maladies cardiaques.

Raison 2 : l’augmentation de la capacité pulmonaire
En plus de renforcer le cœur, le travail cardio aide également à améliorer la capacité pulmonaire. S’engager dans des activités cardio-vasculaires signifie respirer plus rapidement et plus profondément, ce qui permet aux poumons de fonctionner à leur capacité maximale et d’augmenter l’efficacité de l’échange d’oxygène et de dioxyde de carbone dans les poumons. Cette capacité pulmonaire accrue garantit des activités physiques plus intenses et plus longues sans ressentir de fatigue excessive.

Raison 3 : une aide à la perte de poids
Le travail cardio favorise également la perte et la gestion du poids. Le corps utilise les réserves de graisse comme source d’énergie. Plus le coeur est soumis à des exercices de cardio, plus le corps brûle de calories, ce qui facilite le déficit calorique et la diminution de la masse graisseuse.

Raison 4 : endurance et résistance
Le cardiotraining peut améliorer les performances sportives et l’endurance. Le corps s’adapte en augmentant sa capacité à transporter et à utiliser l’oxygène, ce qui améliore l’endurance, la vitesse et la capacité à maintenir un effort physique intense pendant une plus longue période. Que l’on soit un athlète compétitif ou simplement à la recherche d’un meilleur rendement au quotidien, le cardiotraining peut aider à atteindre ses objectifs.

Raison 5 : un bon cardio pour un bon moral
L’exercice cardio augmente la production d’endorphines, les hormones du bien-être qui non seulement réduisent les fringales et favorisent une alimentation équilibrée, mais sont bonnes pour la santé mentale. Les endorphines améliorent l’humeur et soulagent le stress, donc réduisent l’anxiété et la dépression, améliorent la qualité du sommeil et favorisent une meilleure santé mentale globale.

Raison 6 : des capacités cognitives boostées
Enfin, l’exercice cardio peut augmenter la confiance en soi et l’estime de soi, par exemple lorsqu’on atteint des objectifs d’entraînement ou de performance, ou quand l’on constate que ses capacités cognitives telles que la concentration et la mémoire s’améliorent.

En conclusion, le travail cardio est essentiel pour maintenir une bonne condition physique et une santé optimale. Outre le coeur, ses bienfaits sont reconnus sur Ies muscles, les poumons, les anticorps et le cerveau. Les meilleurs activités : la marche, la course à pied, le vélo, la natation, le fitness, et bien sûr… les arts martiaux !

Geneviève POMMIER / avril 2024 / https://dojoyasuke.com/histoire-de-yasuke/

Coach, prof, senseï… quel que soit le nom qu’on lui donne, l’entraîneur n’est pas qu’un technicien à la recherche de performances ou de titres pour ses élèves. À mi-chemin entre le mentor et le moniteur, son rôle tient de l’équilibriste et intéresse beaucoup les psychologues du sport.

Il n’y a pas de recette pour que la délicate relation entre l’entraîneur et son élève soit épanouie et sereine, mais des règles existent.

1- Définir son rôle

Sans perdre de vue ses objectifs, l’entraîneur doit garantir à ses jeunes athlètes :

  • la pédagogie adéquate pour progresser dans la discipline qu’ils ont choisie
  • la sécurité lors d’entraînements adaptés à leurs capacités
  • le dialogue et la cohésion du groupe
  • le plaisir de s’entraîner. 

Il doit faire preuve de patience, d’empathie et de compréhension et gagner la confiance des parents pour en faire des partenaires.

2- Établir un cadre

L’entraîneur n’est pas un gourou que l’on suit aveuglément, mais ce n’est pas non plus un copain. Il faut absolument conserver une certaine distance, tout en étant proche. Mais être proche de ses athlètes ne signifie pas leur manquer de respect, un respect qu’il manifeste dans son comportement et sa rigueur (tenue vestimentaire, ponctualité, langage…). Bien sûr, à l’inverse, il aura les mêmes exigences vis-à-vis des élèves, en mettant en place des routines et des repères solides. De ce cadre dépendent la sérénité des séances et la motivation des jeunes de tous âges.

3- Mettre en avant sa technicité

Sans être un modèle infaillible, l’entraîneur doit faire preuve d’un bagage technico-tactique suffisant pour former convenablement ses élèves et assurer son autorité et sa crédibilité (ce que les sociologues appellent la domination par l’expertise), sans laisser transparaître ses propres doutes et incertitudes. 

4- Gérer les émotions

Une fois ces principes établis, il faut encore s’occuper d’une inconnue qui s’invite régulièrement et immanquablement dans l’équation : les émotions ! Elles sont de 2 ordres :

  • les émotions ressenties lors des entraînements, comme celles générées par  la réussite ou l’échec lors de la réalisation d’un exercice ou après une compétition, la comparaison entre les élèves, la mise en avant ou à l’écart de certains d’entre eux…
  • le transfert affectif, inévitable dans une relation de proximité, mais qui ne doit pas se transformer en dépendance, surtout chez les plus jeunes qui recherchent en permanence l’approbation et l’attention, voire l’amour de leur enseignant.

Un entraîneur fin psychologue est capable d’agir sur le mental, les émotions et la motivation des jeunes qui lui sont confiés. Utilisée à bon escient, cette emprise, basée sur une connaissance des capacités psycho-affectives de chaque athlète, joue un rôle déterminant dans la préparation mentale de ce dernier.

Mais ce lien de subordination peut aussi entraîner des dérives comme la manipulation, l’abus de pouvoir, la maltraitance psychologique, ou pire, les violences sexuelles.

C’est à l’enseignant que revient la tâche de poser les frontières, à lui de doser cette proximité physique, affective et psychologique pour que la relation entraîneur-entraîné soit éthiquement correcte et ne dépasse le cadre sportif que dans des limites acceptables, pour que l’entraînement reste un plaisir.

Un entraîneur peut parfois voir ses joueurs avec son coeur, mais il les juge avec ses yeux.” John Kessel, psychologue sportif américain.

Geneviève POMMIER / mars 2024 / https://dojoyasuke.com/les-enseignants/

Pas d’arbitre, pas de compétition ! Spécialiste dans son domaine, il est garant du bon déroulement d’une compétition et du respect des règles du jeu, il contrôle les feuilles de match et les équipements, comptabilise les points, distribue les pénalités, veille à la sécurité des compétiteurs tout en gardant un œil sur le chronomètre. Des responsabilités qui en rebutent plus d’un ! Pourtant, chacun sait qu’il est le personnage central et incontournable de toute rencontre sportive. Alors pourquoi tant de haine ?

L’arbitre parfait n’existe pas, mais on lui en demande beaucoup :

  • être en bonne forme physique
  • faire preuve de calme et de sang-froid
  • se montrer neutre, impartial et inflexible
  • rester concentré tout au long de la rencontre
  • résister à la pression.

L’arbitre n’est pas un super héros ! Sportif lui-même, pratiquant ou ex-pratiquant, il se met au service de sa fédération, de sa ligue ou de son club mais n’en récolte pas que des bénéfices ! Conscient de l’importance de son rôle et investi d’une mission, il revêt sa tenue spécifique – à la fois armure et cible – et s’apprête stoïquement à livrer son propre combat : veiller à ce que le meilleur gagne et faire en sorte que tous les présents soient du même avis. C’est pas gagné ! 

Car à l’image de notre société actuelle, le comportement des coaches, des athlètes et du public peut être agressif voire violent, méprisant voire insultant. On est bien loin de l’exemple que suppose la fonction pédagogique et éducative du coach, du fair-play dont se vantent les athlètes, ou de la bonne ambiance que le public devrait faire régner pour que le sport reste une fête. 

Même dans le sport amateur, le contrat n’est pas toujours respecté : l’arbitre doit aux compétiteurs rigueur et objectivité, ces derniers lui doivent le respect et l’acceptation de ses décisions. Mais quand la passion s’en mêle, on cherche une victime, un bouc émissaire, un exutoire à sa colère. À enjeux minimes, grandes exigences ! 

Le paradoxe de l’arbitre 

Quelle que soit la discipline sportive, l’arbitre est le mal-aimé. Or, il n’est pas sur le terrain ou le tatami pour être aimé, mais pour appliquer le règlement sans (trop) l’interpréter. Tout le monde – public, téléspectateurs, supporters, parents, coaches, compétiteurs… – est arbitre, mais ceux qui osent passer de l’autre côté de la barrière et devenir de vrais arbitres diplômés ne sont pas légion ! Le constat est général : les vocations sont de plus en plus rares, donc la bonne tenue des compétitions reposent sur les épaules des mêmes arbitres. Les mêmes qui sacrifient leurs week-ends et ne comptent pas leurs heures, en sachant pertinemment qu’ils vont en tirer plus d’inconfort que de satisfaction. Masochisme ? 

La même passion, mais pas la même tenue 

Arbitrer est une tâche pour le moins ingrate : quand un compétiteur perd, c’est forcément la faute de l’arbitre, mais s’il gagne, l’arbitre n’y est pour rien : il a juste rempli son rôle, juste son rôle, rien que son rôle, et ne demande rien en échange.
On aime le détester, sauf quand sa décision nous avantage ! On envie son autorité et le prestige que lui confère son uniforme, mais on n’a pas envie de prendre sa place ! 

On oublie surtout que c’est la tempête sous son crâne : pour appliquer le règlement, il faut le connaître par coeur ; pour octroyer points et pénalités, il faut être rapide et précis. Il n’a pas droit à l’erreur, même après des heures de compétition, des heures pendant lesquelles la peur de prendre la mauvaise décision le met sous pression. 

Alors au final, accordons-nous sur un point : bon au mauvais mais toujours courageux, l’arbitre vit de belles émotions et de riches expériences sportives et humaines et ça, ça n’a pas de prix ! 

Geneviève POMMIER / fevrier 2024 / https://dojoyasuke.com/les-enseignants/

S’il est reconnu que l’hyperactivité est un trouble, il n’y a pas encore de consensus quant à la conduite à tenir face à des enfants souvent en souffrance, incapables de se contrôler et de s’organiser, mis à l’écart puisque vécus comme insupportables ou mal élevés. Pourtant, de nombreuses expériences ont été menées avec succès, notamment la pratique des arts martiaux.

Les traitements médicamenteux (comme la Ritaline) agissent sur les molécules qui transmettent les informations dans le cerveau (en particulier la dopamine) et influent sur le comportement. Mais ces traitements, loin de faire l’unanimité (certains l’appellent la drogue des enfants), devraient être accompagnés d’une activité physique régulière. Et pourquoi pas le karaté ?

C’est la rigueur de la discipline qui va aider l’enfant. Cela commence à l’entrée du Dojo : sans parler de sanctuaire, l’enfant comprend vite qu’une salle de karaté est un endroit un peu particulier qui implique un rituel et des règles (se déchausser, saluer les tatamis, saluer le professeur, faire silence…)

Une fois que le cadre est posé, c’est l’activité en elle-même qui va structurer l’enfant.

Une pratique exigeante, mais juste

Au début, le jeune hyperactif a du mal à canaliser son énergie et à se conformer aux règles. Mais progressivement, il prend conscience de l’aspect sécurisant d’un cadre strict et réalise que l’enseignement à la fois intraitable et bienveillant lui procure de nombreux bénéfices :

  • la discipline et le contrôle de soi, pour appendre à utiliser son énergie de façon positive et efficace
  • la focalisation, nécessaire à l’apprentissage des techniques, et indispensable lors des combats
  • le sens du détail, pour exécuter correctement les techniques et les bonnes positions et trouver la faille chez l’adversaire
  • la mémoire, pour retenir les déplacements et les techniques chorégraphiées des katas (20 mouvements minimum pour les katas de base)
  • la gestion du stress, en situation de compétition
  • l’estime de soi, pour des enfants souvent stigmatisés, dont les résultats scolaires sont en général décevants, bien en deçà de leurs capacités réelles
  • le renforcement musculaire, qui va contribuer à la condition physique globale d’enfants toujours en mouvement
  • le droit à l’erreur, la philosophie des arts martiaux reposant sur un apprentissage long, répétitif et progressif
  • l’augmentation de la dopamine et d’autres neurotransmetteurs, qui améliorent les capacités d’attention, jusqu’à atteindre un équilibre entre le défi à relever et la confiance en ses capacités, que l’on appelle le flow dans le milieu du sport.

Le flow

Contrairement à d’autres disciplines recommandées pour les enfants hyperactifs (comme la natation, le cyclisme ou le tennis), le karaté pratiqué avec un partenaire ou un adversaire (techniques de défense ou combat) implique un certain lâcher-prise : on se fait confiance, on sait quoi faire sans y réfléchir, on enchaîne les bons gestes au bon moment sans effort… bref, on réussit à être concentré inconsciemment.

Mais avant d’atteindre cet état psychologique optimal, l’enfant hyperactif passera par de nombreuses phases d’essais et d’erreurs (plus que les autres), par d’innombrables pertes de concentration… et par des séries de pompes !

Geneviève POMMIER / janvier 2024 / https://dojoyasuke.com

Axés sur le développement psychique, physique, psychomoteur et social des enfants de 3 à 5 ans, les cours de baby karaté se veulent avant tout ludiques, avant d’aborder l’approche spécifique du karaté. S’épanouir en s’amusant, une pédagogie gagnante qui a déjà séduit plus de 15 000 licenciés en France !

À une époque où la sédentarité menace la santé de nos enfants (obésité, troubles cardiaques, faible développement musculaire et osseux, retard de développement cognitif et émotionnel, baisse des interactions sociales, troubles du langage…), les expériences motrices que propose le baby karaté favorisent l’éveil des petits. Encadrés par la Fédération Française de Karaté, les enseignants formés offrent aux tout-petits un cadre à la fois divertissant et contrôlé.

Des bienfaits reconnus

Depuis plus de 10 ans, le baby karaté offre aux jeunes pratiquants de nombreux avantages :

Socialisation 

  • plaisir d’être
  • plaisir de faire
  • acceptation des règles et des consignes
  • autonomie vestimentaire
  • respect des partenaires
  • solidarité

Habiletés sensori-motrices 

  • découverte du corps
  • apprentissage du schéma corporel
  • équilibre
  • coordination
  • agilité et souplesse
  • apprentissage des premiers gestes techniques
  • gestion de l’espace

Capacités mentales 

  • concentration
  • maîtrise
  • persévérance
  • contrôle des émotions

Grâce à des jeux de coopération ou d’opposition et des circuits psychomoteurs, l’enfant découvre les mouvements basiques du karaté tout en s’amusant. Un matériel pédagogique adapté permet de proposer des exercices évolutifs en toute sécurité de faire progresser les enfants en douceur, dans la bonne humeur, la discipline et le partage. Les mouvements doivent être naturels, garantissant ainsi un développement musculaire harmonieux.

Et après ?

Si l’enfant continue la pratique du karaté, sa progression s’en trouve simplifiée : la souplesse est maintenue, les postures et les gestes techniques ont été abordées, le respect des consignes est acquis. La transition se fait donc facilement, que l’enfant opte pour un karaté de loisir ou qu’il s’oriente vers le karaté-compétition, en quête de nouvelles émotions, de nouvelles expériences, de nouveaux défis.

Geneviève POMMIER / décembre 2023 / https://dojoyasuke.com/contact/

Petite devinette : qu’est-ce qui est passé de moins de 10 à plus de 35% en 50 ans ? Le nombre de femmes licenciées à la Fédération Française de Karaté ! Loin de l’image de sport de voyou, le karaté est certainement le sport de combat qui a connu la plus grosse progression en termes de pratique féminine.

La femme est un sportif comme les autres !

Malgré les quelques vieux (et vieilles) réacs encore en vie qui pensent que les arts martiaux sont une discipline masculine, les femmes ont peu à peu investi les dojos. En quête d’une pratique qui leur apporte à la fois bien-être et confiance en soi, elles sont partout : karaté traditionnel, karaté sportif (compétition), karaté training, karaté jutsu… 

Pendant longtemps, la pratique des arts martiaux était carrément interdite aux femmes, pour des motifs aussi variés qu’étonnants (les femmes ne sont pas assez mûres ni assez disciplinées, le sport diminue leur féminité voire les empêche de procréer… lol !). Il faudra attendre l’année 1982 pour que les femmes soient autorisées à disputer leur premier championnat d’Europe combat.

Pourtant, la pratique du karaté féminin est parfaite pour se défouler et évacuer le stress d’une journée de travail, excellente pour la forme et la ligne, et bien sûr, recommandée pour le mental et le dépassement de soi.

Le karaté ne met pas la puissance physique en avant, mais plutôt la vitesse, la réactivité, la souplesse, la coordination et l’endurance. Certes, cela reste un sport de combat, donc un mauvais coup, une blessure est toujours possible. Mais pour celles qui craignent le contact, il y a la solution du body karaté, à mi-chemin entre le karaté et le fitness, idéal pour le cardio.

Chez les jeunes filles, le karaté est conseillé pour canaliser l‘énergie, développer les réflexes, améliorer la souplesse et la coordination. En tant qu’art martial, le karaté apprend à garder son sang-froid dans des situations conflictuelles ou carrément violentes, à maîtriser ses gestes et à gérer ses émotions. 

Quant aux pratiquantes plus âgées, elles rechercheront, à travers une pratique adaptée, un maintien de leur masse musculaire et de leur équilibre afin, entre autres, de prévenir les chutes et les fractures. Gare à l’ostéoporose !

Quelques figures de proue

On l’aura compris : les sports de combat ne sont plus aussi genrés ! L’image de femme fragile a vécu, et la médiatisation des exploits de quelques championnes y a certainement contribué : Estelle Mossely (championne olympique de boxe ET ingénieure) ou Alexandra Recchia (championne du monde de karaté ET avocate) pour ne citer qu’elles, ont prouvé qu’on pouvait concilier sport de haut niveau et études supérieures.

Le karaté du 21ème siècle

Que l’on s’inscrive au karaté pour ses valeurs ou pour lutter contre les violences faites aux femmes, pour rester en forme ou pour relever un défi personnel, la démarche est synonyme de dynamisme, d’estime de soi et d’indépendance. Un truc de femme moderne, quoi !

Geneviève POMMIER / novembre 2023 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

De manière générale, tous les sports offrent des bienfaits :

  • physiques (augmentation ou maintien de la masse musculaire, cardio, coordination, équilibre…)
  • psychiques (évacuation du stress)
  • psychologiques (dépassement de soi) 
  • et sociaux (lorsqu’ils se pratiquent en club).

Beaucoup de disciplines développent à la fois le corps et l’esprit, les muscles et le mental, les biceps et la bienveillance ! Mens sana in corpore sano, disait Jules (César ou Ferry, on ne sait plus).

Si l’on veut en plus que le sport fasse travailler toutes les zones du corps de façon harmonieuse, la liste diminue ! Car nous ne sommes pas tous prêts à avoir les épaules de déménageurs des nageurs, les bras différents des tennismen ou les cuisses hypertrophiées des cyclistes sur piste !

Les sports de combat font partie du cercle très fermé des sports complets, surtout s’ils se pratiquent en compétition comme le karaté, le judo, le jiu-jitsu ou le taekwondo. Ils exigent une grande précision, une excellente condition physique, un contrôle absolu du corps et de l’esprit.

And the winner is…

1- Le karaté est une combinaison idéale

Cet discipline martiale (c’est-à-dire relative à la guerre, selon la définition de Pierre… Larousse, cette fois) nécessite des capacités physiques et mentales autant que techniques et stratégiques.

2- Le karaté développe toutes les muscles 

Le haut du corps est sollicité lors des blocages et des attaques de poing, et le travail des abdos et les exercices de gainage sont essentiels, sans oublier la protection des lombaires. Quant au bas du corps (fessiers, jambes), il est renforcé dans les positions et les déplacements, et lors des coups de pieds, ces derniers aidant également à améliorer la souplesse.

3-  Au karaté, pas de droitier, pas de gaucher

En kata comme en combat, les pratiquants se déplacent dans l’espace et enchaînent techniques de poings et techniques de jambes à droite comme à gauche, ce qui permet de travailler la latéralisation, et d’éviter qu’un hémi-corps soit plus ou moins développé que l’autre.

4- Le karaté, ce n’est pas de la gonflette 

Le karaté est un sport de combat basé sur la technique et la précision, plutôt que sur la force. En privilégiant l’agilité et la réactivité, la vitesse et la coordination, cet art martial aboutit à un savant équilibre entre physique et technique, limite la prise de poids, stimule la circulation sanguine et prévient l’installation de la graisse.

Un truc en plus

Résumons-nous : bienfaits physiques et psychiques, bénéfices psychologiques et sociaux, la force et la souplesse, le corps et l’esprit… Si en plus, on apprend à se défendre grâce à une pratique ludique et stimulante, what else ?

Geneviève POMMIER / octobre 2023 / https://dojoyasuke.com/nos-activites/

Cependant, cet âge-clé ce n’est qu’une moyenne, car les enfants  ne se développent pas tous au même rythme. De plus, certains clubs accueillent les plus petits dès 3 ans, pour développer leurs compétences motrices. Enfin, on peut commencer le karaté à tout âge, et heureusement !

Une pratique adaptée

Un professeur de karaté (ou Senseï en japonais) digne de ce nom (ils le sont presque tous, qu’on se rassure !) dispensera des cours différents selon le profil de ses élèves :

  • avant 6 ans, l’enseignant proposera des exercices très ludiques basés sur l’équilibre, la coordination et le schéma corporel ; c’est le baby karaté
  • à partir de 6-7 ans, les enfants développent force et souplesse, concentration et attention, explosivité et réactivité, précision et esprit d’analyse ; à cet âge, il peut déjà s’initier à la compétition
  • chez les adolescents et les jeunes adultes, l’objectif est de travailler la souplesse, les réflexes, la tonicité et le cardio
  • après 40 ans, le karaté permet un entretien physique, sans forcément rechercher la performance ou la compétition
  • pour les seniors, il existe la formule karaté santé, dont les objectifs sont de maintenir les capacités physiques, cardio-vasculaires et cognitives et de lutter contre la sédentarisation et l’isolement.

Au programme des cours pour enfants : un échauffement ostéo-tendineux complet des muscles, des tendons et des articulations, un peu de cardio, des exercices techniques, des jeux de réactivité et d’adresse, du kata et du combat. Au final, des petits karatékas épanouis et heureux et des parents satisfaits !

De plus, cette discipline a depuis longtemps renforcé les conditions de sécurité pour éviter au maximum les accidents : équipés de gants, de casques et de protège-dents, les débutants apprennent dès le début la gestion de la distance et le contrôle des coups.

Des valeurs morales et éducatives

Le karaté est l’art martial idéal pour les enfants, car il enseigne :

  • la rigueur, en exigeant des gestes techniques précis
  • le respect des règles et de l’adversaire
  • la stratégie, lors des phases de combat
  • la volonté, en leur faisant comprendre que se rapprocher du geste parfait demande du travail et de la ténacité
  • l’humilité, en apprenant à gagner, mais aussi à perdre.

Des valeurs essentielles pour forger le corps et l’esprit des adultes de demain.

Geneviève POMMIER / septembre 2023 / https://dojoyasuke.com

1- Le karaté, pour la concentration et la rigueur

Le karaté est l’une des disciplines les plus anciennes du monde, basé sur des principes comme la loyauté ou l’honneur. Son principal atout est sa finalité : l’auto-défense sans arme, qui peut permettre de faire la différence lors d’une situation critique, dans un monde toujours plus compliqué et dangereux.

Les cours de karaté sont structurés de façon à gérer au mieux les enfants hyperactifs, colériques ou au contraire très introvertis. Le respect des consignes requiert discipline et attention :

  • les techniques de combat, souvent travaillés à deux, visent la maîtrise du geste et la précision, qui garantissent l’intégrité physique du partenaire
  • la pratique des katas (simulations de combat multidirectionnels) aident à la latéralisation et à la mémorisation.

2- Le judo, pour le physique et la zenitude

Très intenses, les entraînements de judo renforcent le corps pour mieux apaiser l’esprit : les enfants se défoulent tout en apprenant à respecter les règles et à intégrer le code moral des arts martiaux : modestie, courage, amitié, politesse, sincérité…

3- Le taekwondo, pour la souplesse et le sens de l’équilibre

Cet art martial coréen privilégie les techniques d’attaque, notamment les coups de pieds. Leur difficulté progressive apprend aux enfants le patience et la ténacité.

4- le jiu-jitsu, pour l’engagement

Dérivé du judo, le jiu-jitsu a pour objectif de soumettre l’adversaire par étranglement ou immobilisation au sol, mais sans projection. Les compétences stratégiques sont donc primordiales, ainsi que la vitesse, la réactivité et l’explosivité.

5- la boxe, pour l’agilité

Le « noble art » a toujours la cote, et attire de plus en plus les femmes et les enfants. Il développe en même temps la force physique et la coordination. Autre avantage : l’apprentissage est plus rapide que pour les arts martiaux.


Résumons-nous : le karaté et les sports de combat en général améliorent la condition physique et la coordination, apprennent à se défendre et travaillent le corps et l’esprit. Forcément, on note des répercussions positives sur les fonctions cognitives (mémoire, attention, concentration, stratégie, flexibilité, prise de décision…) et à terme sur les résultats scolaires. Le choix est large, avec cependant une certaine préférence pour… devinez quoi ?

Geneviève POMMIER / août 2023/https://dojoyasuke.com/nos-activites/